Un groupe de travail portant sur le plan d'actions égalité pro femmes/hommes en lien avec l'obtention du double label égalité/diversité, s'est réuni le 15/12/2021 sous la présidence de Xavier MAIRE, chef du SRH. Le Sgen-CFDT était représenté par Gisèle BAULAND et JF LE CLANCHE.
Un réseau et des référent.es « égalité / diversité » qui montent en puissance
Depuis 2015, un réseau égalité/diversité est constitué. Des référent.es « égalité/ diversité » ont été nommé.es et formé.es dans différentes structures du MAA. Pour les recruter, les chef.fes de service ont toute latitude pour consulter les personnels.
Pour l’administration ce réseau est un atout. Il se réunit au moins deux fois par an, sous la présidence de la haute fonctionnaire à l’égalité/diversité du ministère.
En 2022, son animation sera renforcée. Pour dynamiser le dispositif, Xavier MAIRE propose d’organiser des concours en matière de communication sur des thèmes phares. Ce réseau doit être plus ouverts aux opérateurs et établissements du MAA qui n’ont pas de référents, notamment l’enseignement technique agricole.
Pour le Sgen-CFDT, ces référent.es doivent avoir du temps pour conduire cette mission qui s’ajoute à leur activité principale. Il s’agit souvent d’agents volontaires motivés. La mise en place d’un appel à candidature est recommandé plutôt qu’une désignation directe par la hiérarchie.
Il faut intégrer cette mission dans la fiche de poste. Il faut également renforcer leur visibilité sur le terrain. Tous et toutes ne sont pas bien identifié.es, contrairement aux référent.es « handicap ». Enfin il faut les former, les accompagner, reconnaitre leur engagement.
Cette mission ne doit pas être prise comme un effet d’aubaine pour une progression de carrière mais bien une motivation, a indiqué Xavier MAIRE. Cette mission est une priorité politique fixée par le gouvernement, pour l’ensemble de la communauté de travail et doit faire appel à des volontaires.
Pour le Sgen-CFDT, il faut donner les moyens à ces référent.es pour agir, et il y a du boulot !
Communiquer pour faire reculer les discriminations et progresser l’égalité est l’affaire de toutes et tous
La communication de l’administration va s’intensifier en 2022.
Deux flashs info en 2021 ont été diffusés (notamment sur la journée internationale du droit des femmes en 2021). Publication de Vingt-six articles sur les thèmes Égalité/diversité sur l’intranet du ministère. En 2022 l’ambition du MAA est de l’aborder par le biais de « phrases chocs » des thèmes concernant les critères de discrimination, sur le rythme de 2 thèmes par mois.
Le Sgen-CFDT n’est pas en reste en matière de communication sur ce dossier sensible. Il continuera de promouvoir la lutte contre toutes les formes de discrimination et pour l’égalité femme-homme. Des publications régulières sont faites sur le site Sgen-CFDT et sur les réseaux sociaux. Enfin, le Sgen-CFDT soutien régulièrement les agents victimes et les accompagnent.
La formation, levier pour le changement
Depuis 2015, les formations portent essentiellement sur l’égalité professionnelle, la qualité du recrutement, la diversité et la lutte contre les discriminations. Ces formations abordent les concepts fondamentaux, le cadre juridique, les leviers d’action à mobiliser et les outils.
À partir de 2019, le nombre de personnes formées a augmenté significativement. Ce mouvement s’est fait dans le prolongement de l’obtention de la double labellisation par le ministère. La crise du Covid-19 a favorisé le développement des formations à distance.
Pour le Sgen-CFDT, il reste encore de gros efforts à réaliser. Certaines populations demeurent « éloignées » de ces sujets (faute de disponibilités ou par défaut de motivation).
Le Sgen-CFDT encourage chacun et chacune à suivre ces formations. On y apprend plein de choses, quelque soit son statut et son engagement sur cette thématique.
Écart persistant de rémunération entre les femmes et les hommes
Des travaux ont été entrepris pour développer la mixité d’emplois type. Pour le Sgen-CFDT, dans l’enseignement agricole, il reste encore une « grosse » marche à franchir au niveau des équipes directions pour atteindre la parité. Les femmes occupent essentiellement des postes de D2 (adjointe) et non de D1 comme les hommes.
L’administration a indiqué par note de service que les structures qui recrutent doivent transmettre le tableau de synthèse des postes. Cela permet de contrôler les modalités de recrutements et à partir de 2022, davantage tracer.
Pour les postes « au fil de l’eau », une future note de service permettra là encore de tracer les recrutements. Il faudra aussi déterminer les moyens à mobiliser pour réparer les injustices de façon collective et individuelle. C’est là tout l’enjeu de la poursuite du plan selon Xavier MAIRE.
Pour 2022 et pour les avancements, il faudra :
- continuer d’appliquer un taux promus/promouvables qui ait du sens par rapport au poids hommes/femmes,
- pour les mobilités : encourager les femmes à ne pas s’auto-censurer sur les postes à haute responsabilité, le réseau du RAPS doit être moteur,
- pour lutter contre les inégalités de rémunération, il faut réviser certains régimes indemnitaires en actualisant l’IFSE et le CIA notamment entre des filières à dominante masculine ou féminine.
Ressources sur l’égalité pour faire reculer les discriminations
Xavier MAIRE a indiqué l’instruction systématique des signalements a eu lieu. Les organisations syndicales jouent un rôle précieux pour donner les alertes. Il existe des outils de signalement à saisir et à disposition de tous les agents comme la cellule « ALLODISCRIM » (sauf enseignement supérieur et opérateurs). Il y a trois possibilités pour contacter la cellule de signalement :
- par internet : allodiscrim.wethics.eu (code : 1881 pour le MAA)
- via le téléphone : 01 49 55 82 41
- grâce au courrier : Allodiscrim – 51, rue Bonaparte – 75006 PARIS.
Le Sgen-CFDT encourage les agents qui le souhaitent à contacter cette cellule. On peut leur faire confiance, les retours des trois dernières années sont positifs.
Il existe aussi un dispositif de coaching. Porté par la ministre de la Transformation et de la Fonction Publique, Amélie de Montchalin, le programme « les talentueuses » est au MAA. Ouvert aux femmes ayant au moins six ans d’expérience professionnelle à des postes d’encadrement supérieur, ce programme d’une durée de six mois accompagne chacune à travers un mentorat, une formation personnalisée en leadership, à la prise de parole, à la gestion d’équipes, etc… Pour le Sgen-CFDT, tout ceci va dans le bon sens.
Jury de concours, un point noir
Pour les jurys de concours, il va falloir désigner plus de présidentes de jury, en vue d’un rééquilibrage.
Le ratio du taux de présidente pourrait être un indicateur utile à suivre dans le temps. Pour le Sgen-CFDT, le MAA peut agir très vite sur ce point et rectifier le tir.
« Vinci », application interministérielle pour l’encadrement supérieur, devrait permettre de mieux valoriser certains parcours (meilleure valorisation des compétences de l’agent, nouveau vivier pour les recruteurs/ recruteuses, possibilité de démarcher les recruteurs/ recruteuses). Si cette application fonctionne bien, elle pourrait à terme être étendue à d’autres catégories d’agents.
Des réflexions se développent pour faciliter l’articulation vie pro/vie personnelle notamment la mise en place d’accords télétravail, mais aussi l’usage d’outil de gestion des formations comme MENTOR.
Le Sgen-CFDT suit ces dossiers et participe activement aux groupes de travail s’y référant.
L’audit intermédiaire, objectif pour 2022
Labellisé en octobre 2020, le MAA va bénéficier d’un audit intermédiaire pour contrôler et évaluer la déclinaison de ce double label. Le rendu de cette évaluation est essentiel. Pour le Sgen-CFDT, 2022 est une année clé pour faire avancer ce plan d’actions.
Le Sgen-CFDT demande, pour faciliter le suivi, la mise à jour régulière du tableau comportant tous les axes du plan d’actions ministériel, des suivis d’indicateurs et sa transmission aux organisations syndicales. L’administration a validé cette demande.